Lisez l'article et j'attends vos commentaires.
David Frum: The disastrous legacy of Pierre Trudeau
L'auteur explique ceci:
"When we look back on the past from a distance, everything fades and blurs. It was all so long ago. The dead would be dead by now anyway. Wasn’t the situation really very complicated? We are here and warm and comfortable. No point wasting time in futile regrets. Off we wander to view the next sight. But if we are to understand history, we have to understand it as it was lived."
Il faut comprendre comment l'époque a été vécues. C'est la perspective culturelle que j'aime travailler en classe à l'aide de l'empathie historique. Pour comprendre le passé, il faut aussi comprendre le contexte. C'est ainsi que je rends significatif le cours d'histoire à mes élèves.
Est-ce que Trudeau était un mauvais Premier Ministre ?
Est-ce que Trudeau était un mauvais Premier Ministre ?
Dans son contexte, est-ce que Trudeau a agi comme il devait agir ?
Le personnage soulève les passions de plusieurs Canadiens. On l'aime ou on ne l'aime pas. Moi, je ne sais plus vraiment, mais il a quand même fait du Canada un pays. Il a fait des erreurs, mais il a aussi essayé de changer le monde: il a travaillé fort pour désarmer la planète. Il a aussi fait des efforts pour réduire les inégalités entre le sud et le nord. Il a essayé de changer le monde pour le rendre un peu meilleur.
À la maîtrise en 2005, le meilleur livre sur l'impact de Trudeau sur la politique canadienne était « Misconceiving Canada » de Kenneth McRoberts, une charge sans retenue contre l'influence que le politicien a eue. En dotant les Canadiens de l'esprit de la charte, il a pour longtemps marqué les mentalités contre des accommodements pour la société distincte québécoise.
RépondreSupprimerJean Desjardins
Montréal
En 2008, dans un cours universitaire de Michèle Dagenais, j'ai lu ce livre pour un travail de session.
RépondreSupprimerLe sujet était le multiculturalisme et l'héritage de Trudeau.
J'ai un aspect qui m'intéresse comme enseignant:
"L'impasse actuelle n'était pas inévitable. Elle résulte de politiques et de stratégies qui furent choisies délibérément, souvent avec les meilleures intentions, et qui eurent des effets exactement contraires à l'objectif visé, c'est-à-dire qu'elles divisèrent les Canadiens plutôt que de les unir" (McRoberts 1997)
Rien n'est fait au hasard.
"En réalité, sans le savoir, nous avons créé nous-mêmes la situation pénible dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui."(McRoberts 1997)
Je repose la question: la faute revient-elle à Trudeau ou revient-elle au contexte culturel?
Je terminerais avec une autre question. En fait, McRoberts parle de pluralisme. Toutefois, quelle est la différence entre le multiculturalisme et le pluriculturalisme ?
Je ne sais pas comment répondre à ta question Marc-André, mais après lecture de l'article sur Frum, j'en ai à rajouter contre l'auteur dont tu nous entretiens.
RépondreSupprimerEn effet, Frum reproche à Trudeau d'avoir dilapidé les fonds publics et il n'a pas tort. Cependant, celui-ci aurait voulu que le Canada reste une puissance militaire et qu'il dérèglemente l'économie à la manière de Thatcher et Reagan. Sa vision est celle d'un Harper, plus à droite que ne le sera Mulroney.